Qui a tué Connor, le bébé de Merry et de Sam, américains qui ont décidé de vivre dans un coin perdu de Suède ?
S'agit-il d'une morte subite du bébé ? Est-ce Merry, cette femme souffrant d'un grave symptôme post-partum, quasiment sous l'emprise de son mari qui veut faire d'elle la femme au foyer parfaire ? Est-ce Sam, ce mari volage et tyrannique, qui apprend qu'il souffre d'un déficit de stérilité et se demande si ce bébé est bien le sien ? Ou est-ce Francès l'amie de toujours de Merry, belle femme fortunée et qui prend de plus en plus de place dans la vie du couple ?
Dans ce huit-clos, les traumatismes et les mensonges finissent par ressurgir.
La journaliste et écrivaine Michelle Sacks nous interroge sur la maternité désirée ou subie, sur le pire des crimes, l'infanticide, sur le devoir d'être mère ou mère par procuration. Un sujet délicat, qui me fait penser à cette phrase qu'écrivait dans son journal Anaïs Nin en 1912 (ayant appris sa stérilité) : "la création d'une femme ne passe pas nécessairement par l'enfantement".
A lire tant l'ambiance étrange donne à ce roman tout son charme.
En poche 10/18.

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